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La Bibliothèque de minuit
dimanche 12 juillet 2026, par
Matt HAIG (1975-)
Grande-Bretagne, 2020, The Midnight Library
Mazarine, 2022, 409 p.
Matt Haig écrit des histoires pour les enfants et ça se sent, car si La Bibliothèque de minuit n’appartient pas à ce genre, il est difficile de ne pas trouver que c’est une gentille histoire. Pourtant, ça commence mal, tellement mal que c’est presque à en rire.
A 35 ans, Nora Seed a tout raté : nageuse promise au J.O., elle a abandonné la compétition ; pianiste autodidacte, auteure-compositrice prometteuse, elle a plaqué le groupe qu’elle formait avec son frère et son ami Ravi, lesquelles ne lui ont jamais vraiment pardonné ; elle a abandonné son promis l’avant-veille de leur mariage ; elle a refuse d’accompagner sa meilleure amie en Australie ; elle avait le potentiel pour être une glaciologue de renom mais elle a abandonné ses études. Et les événements de la journée, événements que je vais taire pour ne pas tout déflorer, sont la goutte d’eau qui vient s’ajouter au verre accompagnant la surdose médicamenteuse destinée à abréger ce supplice qu’est devenue sa vie. Elle part.... mais ce n’est pas la fin de l’histoire, au contraire.
Nora émerge dans une immense bibliothèque dont les rayonnages infinis sont garnis de livres à couverture verte, à l’exclusion d’un seul, gris, que lui met entre les mains la bibliothécaire qui n’est autre que la documentaliste de son ancien collège. Chaque livre est un destin possible de Nora, une vie différente, et notre héroïne va en endosser un grand nombre à commencer par celles auxquelles elle semblait promise, revenant à chaque fois dans la bibliothèque, quêtant toujours la vie heureuse. Mais qu’est-ce qu’être heureux ?
Fondamentalement c’est la question que pose Matt Haig qui ambitionne de faire comprendre à ses lecteurs un message mélangeant stoïcisme et épicurisme visant à accepter la vie telle qu’elle est et à profiter du jour présent. Rien de bien original et malheureusement il en va de même dans le récit de Matt Haig en dépit des tentatives de révélations qui émaillent les premières vies de Nora.
Bref on s’ennuie à lire les mille vies de Nora Seed.
Wagoo