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Défense d’extinction
Les Racines du futur
dimanche 19 octobre 2025, par
Ray NAYLER (1976-)
États-Unis, 2024, The Tusks of Extinction
Le Bélial, coll. « Une heure-lumière », 2025, 152 p.
Les éditions du Bélial poursuivent leurs publications des créations de Ray Nayler. Après un recueil de nouvelles, Protectorats, et un roman, La Montagne dans la mer, leur collection de novella, « Une heure-lumière », accueille Défense d’extinction, un récit engagé au titre français heureusement trouvé, tournant autour de la protection des éléphants et né de sa participation à la lutte contre le trafic d’ivoire alors que l’auteur occupait une fonction au consulat américain à Ho Chi Minh Ville [1]
Dans la toundra sibérienne, Damira constate la mort de deux mammouths, tués pour leurs défenses. Dans la savane africaine, Damira, experte renommée des éléphants, découvre avec son guide un véritable charnier de pachydermes. La personne est sensiblement la même mais il n’y a pas que les espaces qui diffèrent car Damira est morte, tuée par les braconniers, peu de temps après avoir participé à une expérience de téléchargement de sa mémoire laquelle un siècle plus tard est injectée dans une mammouth. L’espèce a été ressuscitée quand celle de ses descendants a disparu mais même l’immensité spatiale de la toundra ne les protège pas, d’autant que les pachydermes préhistoriques reconstitué n’ont pas l’instinct naturel à même de les protéger. Aussi les gardiens de ce nouveau parc espèrent que Damira, forte de son expérience, va pouvoir guider les mammouths. Un espoir qui se révèlera réalisé au-delà de leurs espérances...
Construit pour que le lecteur mélange mieux les différentes versions de Damira, le récit de Ray Nayler a l’avantage et l’inconvénient de sa brièveté. En 150 pages, point n’est besoin de se poser trop de question sur les à-côté de l’incarnation en mammouth, mais c’est suffisant pour s’en poser sur le devenir des protagonistes qu’ils soient braconniers ou chasseurs de safari. Mais j’en ai trop dit. Défense d’extinction est une bonne histoire qui mélange cyberpunk et biotechnologies.
[1] Les pays asiatiques et notamment la Chine constituent les principaux consommateurs de l’ivoire d’éléphant. La vente de celle-ci a ainsi été interdite en 1989 pour se voir autorisée à nouveau en 1997 sous la pression du Japon. C’est cependant la Chine qui est le principal acheteur actuellement.
Wagoo