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Joker Renaissance
Ne tirez pas sur le moqueur ?
dimanche 26 juillet 2026, par
Scénaristes : Scott SNYDER (1976-), James TYNION IV (1987-)
Dessinateurs : Greg CAPULLO (1962-), JOCK (1972-) & Roge ANTONIO, Kelley JONES (1962-), John McREA (1966-), Graham NOLAN (1962-)
États-Unis, 2012-2015
Urban Comics, coll. « DC Essentiels » 2019, 416 p.
Y a-t-il quelque chose de positif chez le Joker ? Les différentes itérations du personnage laisse percevoir une psyché au minimum psychopathique quand elle n’est pas en plus schizophrénique. Chaque artiste en a posé une version mais celle de Snyder, qui est en charge du comics Batman pour la continuité Renaissance (The New 52), s’avère particulièrement horrifique.
L’arc « Le Deuil de la famille », dont le titre dérive de l’histoire « Un deuil dans la famille » qui vit le Joker tuer Jason Todd, le deuxième Robin, est un cross-over qui à partir du périodique Batman étend ses ramifications sur huit autres publications. Enfermé une nouvelle fois à Arkham et défiguré par le Taxidermiste à l’issue de l’épisode du premier fascicule de Detective Comics de la continuité Renaissance, le Joker fait son grand retour un an après et s’attaque, plus déchaîné que jamais, aux proches de Batman, c’est-à-dire la Batfamille, à Alfred et aux Gordons, estimant qu’ils affaiblissent Batman et altèrent sa relation avec lui. Œuvrant avec une visage « épinglé » sur ces muscles faciaux, le Joker massacre nombre de policiers du GPD dont certains en leur rompant le cou. Il torture les gardiens d’Arkham, kidnappe Batgirl, Robin, Nightwing et Red Hood pour les défigurer, mais travaille particulièrement à instiller le doute dans les relations complexes qui unissent Batman à ses proches, y parvenant dans une certaine mesure. Pour cette histoire, Greg Capullo fait montre d’une esthétique qui évoque les films d’horreurs les plus gores, ce qui, concilié au scénario, rend la lecture un peu éprouvante.
Bien évidemment, la mort du Joker à la fin n’est qu’apparence. Dans Batman Eternal, son absence se fait particulièrement remarquer puisque tous les ennemis du justicier y défilent, mais il réapparait juste après avec une nouvelle arme virale qui lui permet de prendre le contrôle des plus puissants membre de la Ligue de Justice que Batman devra défaire avant de se lancer dans une course pour trouver l’antidote au besoin en se rapprochant de la Cour des hiboux. Intitulé « Mascarade », l’arc narratif pourtant chapitré « Fini de jouer » [1] évoque notamment la manière dont le Joker s’est dissimulé pendant ses deux années d’absences. Moins horrifique en dépit dans sa narration, l’histoire se rapproche davantage de ce qui a été fait dans Batman Eternal, mais se double d’un arc narratif secondaire formé des deuxièmes histoires (dites back up) contenues dans le périodique Batman qui lui est davantage proche du « Deuil de la famille » : « L’Homme pâle » met en scène les tribulations d’un groupe de détenus d’Arkham pendant le chaos provoqué par le Joker dans Gotham avec son virus. Chacun des détenus raconte son rapport personnel avec le monstre à une doctoresse qu’ils ont enlevée. Cette histoire est assez proche de celle de l’annuel Batman de 2014 qui termine le recueil. Dans « Mon meilleur ami », un journaliste apprend à ses dépens qu’il ne faut pas sous-estimer le joker.
Avec le Joker l’horreur commence par un drôle d’air et se termine par une hache mais elle en a pas moins quelque chose de fascinant et c’est tout l’intérêt des histoires réunies dans ce volume qui ont acquis, je n’ai pas encore décidé si c’est à raison, une certaine célébrité. En tout cas toutes ont déjà été publiés par Urban Comics en 2014 et 2015 dans les tomes 3 et 7 de la série Batman de la collection « DC Renaissance ». Lire Joker Renaissance évite de mettre la main sur différents volumes.
| Histoires | Périodiques originaux : Batman, vol.2 | Scénariste(s) | Dessinateurs |
| Le Deuil de la famille | n°13, octobre 2012 | Scott Snyder | Greg Capullo |
| Scott Snyder & James Tynion IV | Jock | ||
| n°14, novembre 2012 | Scott Snyder | Greg Capullo | |
| Scott Snyder & James Tynion IV | Jock | ||
| n°15, décembre 2012 | Scott Snyder | Greg Capullo | |
| Scott Snyder & James Tynion IV | Jock | ||
| n°16, janvier 2013 | Scott Snyder | Greg Capullo | |
| Scott Snyder & James Tynion IV | Jock | ||
| n°17, février 2013 | Scott Snyder | Greg Capullo | |
| Mascarade | n°35, octobre 2014 | Scott Snyder | Greg Capullo |
| n°36, novembre 2014 | |||
| n°37, décembre 2014 | |||
| n°38, janvier 2015 | |||
| n°39, février 2015 | |||
| L’Homme pâle | n°35, octobre 2014 | James Tynion IV | Kelley Jones |
| n°36, novembre 2014 | Graham Nolan | ||
| n°37, décembre 2014 | John McRea | ||
| n°38, janvier 2015 | Sam Kieth | ||
| n°39, février 2015 | Dustin Nguyen | ||
| Mon meilleur ami | Batman Annual, vol.2, n°3, décembre 2014 | Roge Antonio |
Portfolio
[1] Correspondant davantage à son titre originel Endgame...
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